Nouvelle province, nouvelles rencontres. Il y a deux semaines, nous avons fait celle du Nor’easter… Ce vent violent du nord-est qui accompagne les plus grosses tempêtes. Celui qui souffle jusqu’à 150 km/h, causant des vagues de 14 m de haut et amenant souvent avec lui 25 cm de neige. Résultat de sa dernière visite : pas de neige mais un arbre s’est abattu sur notre roulotte. Verdict des assurances : perte totale…
Oui, il y a eu des larmes… Sofia et moi espérions tellement la « sauver ». Pourtant toute simple, elle correspondait parfaitement aux besoins de notre famille. Elle nous permettait de choisir les terrains les plus boisés, sans sacrifier notre mes confort caprices de princesses. Elle nous permettait d’aller partout, sans avoir l’impression d’être à l’hôtel. Mais, surtout, elle hébergeait tellement de beaux souvenirs et de merveilleux moments passés en famille. Comme l’a si bien exprimé ma soul sister lorsque je lui ai confié ma peine, ma roulotte était mon billet d’évasion alors que j’habitais un endroit qui n’était pas mon préféré. Le point positif : sa perte survient au moment où je suis heureuse et en paix avec ma nouvelle terre d’accueil (je résume… son message était plus sensible et poétique. De ceux que l’on cite avec de belles images sur Pinterest… tiens… un projet photo pour moi !)
En 2015, nous n’avons pas beaucoup exploré avec celle que je surnommais affectueusement Manoushka (Dieu est avec nous). Année de mutation oblige, nos weekends de libres furent plutôt rares. Nous avons tout de même lancé la saison, comme les 4 dernières années, lors de la longue fin de semaine de la fête de la Reine en le passant dans un de nos parcs préférés : Sandbanks. C’était la première sortie de Kabir, qui a découvert la plage, l’eau et la joie de creuser des trous ! La température n’était pas fantastique, mais nous avons eu énormément de plaisir.
En juillet, Manoushka nous a permis de faire le trajet nous menant de l’Ontario en Nouvelle-Écosse. Elle nous a hébergés confortablement pendant tout le déménagement, et aussi pendant que nous attendions l’arrivée de nos meubles. Une option moins prestigieuse que l’hôtel, mais plus pratique pour notre famille. Nous étions « chez-nous », dans « nos affaires » en tout temps.
Si tout se passe comme prévu, ce déménagement sera le dernier. Ma vie de nomade est terminée et je n’ai pas trop de regret à laisser mes racines s’étendre dans cette nouvelle terre fertile. Mais mon cœur bohémien reposait sur l’espoir de nombreux weekends d’été consacrés à l’exploration des provinces de l’Atlantique. La perte de notre roulotte remet en question tous ces projets. Oui, elle était assurée donc oui nous pouvons la remplacer. Mais il a tout de même fallu se poser la question : avec notre nouvelle maison et tous ses attraits (piscine, lac), ferons-nous encore du camping ?
Oh oui ! Si je n’ai plus besoin de m’évader comme ce fut le cas au cours des 4 dernières années, j’ai toujours le gout de partir à l’aventure, de « paqueter mes p’tits », mettre la clé dans la porte et rouler sur des chemins inconnus. Je veux avoir mon nid qui nous suis alors que nous explorons les beautés de la nature.
Alors au programme ce weekend : le magasinage de roulotte ! Parce que la vie nous réserve toujours des surprises et que quelqu’un veille sur nous, le verdict des assurances est arrivé juste avant l’exposition annuelle des véhicules récréatifs. Alors que j’espérais y aller pour découvrir les terrains de camping de la région, nous irons plutôt magasiner notre prochaine demeure sur roue. Qui sait, peut-être aurons-nous un autre coup de cœur ?
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