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Le Nouvel An en Nouvelle-Écosse

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Nous avons célébré l’arrivée de 2016 en Nouvelle-Écosse, notre nouvelle province de résidence. Heureuse d’être établie dans ce coin de pays qui sera dorénavant le nôtre, j’étais curieuse de découvrir ses traditions du Jour de l’an. Deux d’entre elles ont retenu mon attention.

Du homard pour le réveillon !

À ma grande surprise, j’ai appris que plusieurs familles d’ici mangeaient traditionnellement du homard aux réveillons de Noël ou du Jour de l’an. Si la dinde demeure un classique des soupers du 25 décembre et du 1er janvier, le 31 au matin, vous trouverez aux coins des rues passantes des vendeurs qui offrent leur cargaison de ce gros crustacé fraichement pêché.

La Nouvelle-Écosse est réputée pour ses homards. Les zones 33 et 34, où nous demeurons, fournissent jusqu’à 40 % de la production canadienne et 23 % de la production Nord-Américaine. Ici, la saison de la pêche s’étend du dernier lundi de novembre jusqu’au 31 mai, mais les homards vivants sont offerts à l’année grâce aux viviers où sont conservés les surplus.

Autrefois considéré comme un mets de « pauvres », le homard possède aujourd’hui une place privilégiée dans la gastronomie des Maritimes et est à l’honneur dans de nombreux plats (j’attends avec impatience de goûter une poutine au homard !).

Pour notre réveillon du Jour de l’an, nous avons adopté sa version la plus simple : bouilli. À cette occasion il semble que la façon de le savourer importe peu, le plus important est de finir de le manger avant minuit ! En effet, comme le homard marche à reculons, les superstitieux craignent que commencer l’année en mangeant ce crustacé puisse vous ramener en arrière, et vous empêcher d’avancer dans vos projets. Nous ne sommes pas superstitieux, mais nous n’avons pas pris de chance ! 😉

La pêche au homard me fascine et j’espère pouvoir revenir sur le sujet après avoir assisté à une sortie en mer. En attendant, j’en connais juste assez pour savoir que ceux que nous avons achetés étaient frais :

  • Leurs antennes étaient longues. Ils n’avaient donc pas eu le temps de se battre entre eux et de manger celles de leurs voisins (!).
  • Ils étaient alertes et gardaient la queue bien pliée.
Homard

Mon Guerrier ne sait pas qu’il ne faut pas jouer avec sa nourriture!

Si notre sélection était parfaite, notre technique de conservation était plutôt pathétique… Nous avons appris trop tard que ces p’tites bestioles ne survivent pas en eau douce ! En attendant le souper, ne voulant pas les laisser dans un vulgaire sac de plastique ni en liberté sur le comptoir, nous leur avions préparé une « piscine » d’eau froide dans notre glacière… ils sont morts presque instantanément ! Nous avons appris trop tard qu’ils peuvent se conserver quelques jours en dehors de l’eau de mer, emballés dans du papier journal mouillé et entouré de ice pack.

Homard frais

Piscine à homard improvisée : échec total!

Homard d’hiver et homard d’été

Nous avons donc besoin de peaufiner notre technique de conservation… et notre palais ! Il semble qu’il y ait une grande différence de goût entre le homard d’hiver et celui d’été, mais je n’ai malheureusement rien remarqué.

Les homards muent et changent de carapace (en fait, j’ai cru comprendre qu’ils mangent leur carapace après en être sortis, afin d’absorber ses nutriments qui serviront à en former une nouvelle… !). En hiver, les homards n’ont pas encore mué, leur carapace est dure et remplie de chaire. L’été, leur carapace est molle, souvent trop grande pour eux et elle contient une grande quantité d’eau salée.

Pour certains fins palais, il semble que la chair des homards d’été est plus savoureuse et tendre que celle des homards d’hiver. Par contre, plusieurs natifs de la région m’ont dit préférer le homard qui n’a pas mué, car sa chair goûte davantage la mer. Pour la texture, il semblerait que ce soit davantage une question de préparation que de saison.

Je vais me faire un plaisir de vérifier tout ça ! En attendant, tout ce que je sais c’est que le mien était excellent !

Homard

Un homard savoureux!

Les open house

Une autre tradition qui ne nous était pas familière est celle des « open house ». À l’occasion des fêtes, et plus particulièrement au Nouvel An, les gens vous invitent pour un brunch, des bouchées ou un repas léger. L’activité se déroulent sur une certaine période de temps, ils vous indiquent donc entre quelles heures arriver et partir. Vous passez quand vous voulez à l’intérieur de cette période, pour 15 minutes ou deux heures.

J’adore cette tradition qui nous permet de nous réunir en famille, entre amis ou entre voisins dans un contexte relaxe, informel et amical. Une façon de se rassembler, sans tout le flafla des autres rassemblements.

Nos célébrations du Nouvel an le confirme donc : nous nous adaptons très bien au rythme et à la vie des Maritimes! 😉

Note : pour en apprendre plus sur la pêche au homard et les homards d’hiver vs d’été.  

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